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12 Feb 2019

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Emmanuel MACRON rencontre les associations ultramarines de l'hexagone : Présentation de ses mesures pour l'Outre-Mer

Emmanuel MACRON a reçu les associations ultramarines de l'hexagone le samedi 8 avril 2017 au siège de son mouvement politique « En marche », en présence de la presse.

Il a souhaité que son discours soit court et concis pour donner plus de temps aux échanges avec les associations, pour les écouter et répondre à leurs questions.

 

Il a rappelé les mesures de son programme pour remettre l'Outre-Mer en marche, il prévoit notamment :

 

- la réduction à 12 élèves par classe dans les zones prioritaires en difficulté

- l'autonomie effective des universités et des établissements scolaires

- la suppression du RSI, le régime social des indépendants sera adossé au régime général avec des droits et

  prestations du même niveau que ceux des salariés

- la baisse des charges sociales

- la création de 10 000 postes de fonctionnaires de police et de gendarmerie pour la mise en place d'une sécurité  

  quotidienne et de proximité des citoyens

- le développement de filières de production et de services et de l'économie, adapté à chaque territoire d'Outre-Mer 

  (notamment les filières bleue, verte et numérique), pour aboutir à la souveraineté alimentaire et privilégiant les

   circuits courts

- la défense des intérêts des territoires d'Outre-Mer et de la prise en compte de leurs spécificités géographiques dans

  les négociations au sein de l'Union européenne sur les lois, les accords commerciaux ou les politiques publiques

- l'augmentation du pouvoir d'achat des salariés par la suppression des cotisations salariales chômage et maladie et  

  l'augmentation de la prime d'activité, soit l'équivalent d'un SMIC mensuel en plus par an.

- un plan d'investissement sur 5 ans, dans le cadre d'un plan de rattrapage et de développement spécifique pour

  l'Outre-Mer (notamment pour le financement d'infrastructures collectifs : eau, assainissement, logements...)

- un plan d'avenir agricole pour moderniser les exploitations agricoles avec une enveloppe spécifique pour l'Outre-Mer

- la valorisation des petites retraites en fixant le minimum vieillesse au-delà de 900 euros par mois

- Faciliter la mobilité des ultra-marins, grâce à la mise en place d'une politique de continuité territoriale intégrant

  200 000 billets d'avion aidés pour leurs déplacements en France et dans leur environnement régional

- le renforcement de l'autorité de la concurrence pour contrer les monopoles et les oligopoles institutionnalisés en

  Outre-Mer

- La valorisation de la biodiversité marine Outre-Mer, en installant notamment l'agence de la biodiversité en Outre-Mer

- La prise en compte de la lutte contre le sida et l'homophobie dans les politiques régionales et de santé publique

 

Il prévoit également des mesures spécifiques pour les originaires d'Outre-Mer résidant en France hexagonale, à savoir :

 

- la généralisation de la pratique du testing pour lutter contre les discriminations et la publication des noms des

  entreprises qui pratiquent les discriminations

- le développement des caméras portatifs pour lutter contre les violences policières

- le développement d'une police de sécurité quotidienne de proximité avec un état d'esprit différent et une démarche

  plus éducative et citoyenne

- le renforcement de la délégation interministérielle à l'égalité des français de l'Outre-Mer

- la révision des critères et une meilleure transparence dans la politique d'attribution des logements sociaux et des

  logements étudiants (par exemple les étudiants provenant de l'Outre-Mer et des zones rurales seront prioritaires)

- la prise en compte des critères de diversité et de parité pour la nomination des hauts fonctionnaires, permettant ainsi

  une meilleure prise en compte de la promotion des ultra-marins dans ce corps de métier

- Le maintien et le renforcement de France ô, qui joue pleinement un rôle de diffusion et de promotion de la diversité

  Outre-Mer dans le paysage audiovisuel français

 

En réponse à la crise qui frappe la Guyane et dont les problématiques concernent également l'Outre-Mer dans son ensemble, Emmanuel MACRON a reconnu que la politique qui consiste à vouloir sans cesse repousser les échéances, à ne pas regarder en face les problèmes et les difficultés et vouloir les régler depuis la France hexagonale est vouée à l'échec.

Pour la Guyane la réponse qui devra être apportée sera donc beaucoup plus difficile et plus coûteuse que si elle avait été faite il y a trois ans dans un contexte apaisé.

 

C'est la raison pour laquelle il propose une autre stratégie, s'il est élu, il mettra un plan d'urgence depuis les territoires d'Outre-Mer, par la mise en place des assises dans chacun de ces territoires et ceci dès les 12 premiers mois de son mandat.

 

Il n'est plus question de clientélisme ou de promettre des milliards d'euros à travers de nouvelles défiscalisations, mais de donner aux territoires d'Outre-Mer les moyens de réussir par eux-mêmes, de révéler leurs talents, leur énergie et leur capacité à faire.

Il nommera un délégué qui coordonnera ces assises et qui sera rattaché directement au président et il affectera un référent administratif en charge de l'Outre-Mer dans chaque ministère, afin de mieux prendre en compte les spécificités et besoins de chaque territoire d'Outre-Mer dans les politiques ou négociations nationales et européennes.

Par exemple, le problème de la vie chère n'a pas les mêmes raisons dans chaque territoire d'Outre-Mer, d'où une politique différenciée avec une stratégie adaptée aux réalités de chaque Outre-Mer.

 

Emmanuel MACRON souhaite redonner espoir et regagner la confiance des ultra-marins longtemps déçus par des promesses non tenues et par les grandes erreurs des gouvernements précédents, grâce à une feuille de route dans les trois premiers mois de son mandat et une stratégie quinquennale garantissant des résultats et des évaluations des politiques publiques qui seront menées. L'Outre-Mer pourra compter sur son engagement.

 

Il précise qu'il ne croit pas à une assimilation, mais à une intégration des territoires d'Outre-Mer dans la République, en leur donnant les moyens de se développer, de s'émanciper et de réussir dans leur environnement géographique.

 

C'est la raison pour laquelle, il souhaite, dans le cadre de l'article 73 donner aux régions d'Outre-Mer plus de responsabilité réglementaire et de marges de manœuvre et pour se faire, il reviendra notamment sur l'amendement VIRAPOULLE qui empêche les adaptations réglementaires à la Réunion.

De même, il poursuivra le processus de consultations de la population, en Nouvelle-Calédonie relative à la question de l'indépendance.

Il terminera en rappelant que l'Outre-Mer est une chance pour la France et non pas un coût et la force de la France est relayée dans chaque continent grâce aux Outre-Mer.

 

Emmanuel MACRON donne ensuite la parole au public pour entendre ses questions et y répondre.

 

Ci-après trois des questions qui ont été posées :

 

Question n°1 : le Régiment du Service Militaire Adapté (RSMA) outil proposé notamment en Guadeloupe et en Martinique à des jeunes éloignés du marché de l'emploi est peu exploité et la palette des métiers proposée est insuffisante

 

Réponse d'E.MACRON : il a souhaité rappeler que sa priorité est avant tout de développer des formations adaptées et volontaristes pour les jeunes en difficulté ainsi que des emplois francs qui bénéficieront de 15 000,00 € d'allègement de charges sociales pour les entreprises qui s'inscriront dans cette politique d'embauche en CDI d'une personne venant des quartiers difficiles.

Il souhaite conforter le RSMA, mais ce dernier ne doit pas se substituer au défi éducatif et économique qu'il entend mener pour l'Outre-Mer.

 

Question n°2 : la création d'entreprise n'est pas assez encouragée en Outre-Mer.

 

Réponse d'E.MACRON : l'énergie entrepreneuriale est bien présente en Outre-Mer, mais elle est empêchée, notamment par des lourdeurs administratives.

Il propose pour simplifier l'entrepreneuriat, l'octroi automatique à tout jeune de 18 ans d'un KBIS gratuit, ainsi que la poursuite de la réforme du Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) qui doit être transféré à certaines CCI des régions d'Outre-Mer, à titre expérimental.

 

Question n°3 : le problème de racisme que vivent au quotidien les ultra-marins, de la part des français de l'hexagone avec le plus souvent un sentiment de complexe de supériorité vis-à-vis d'eux et ceci à tous les niveaux. Il existe aussi un déficit de représentation des ultra-marins dans la société française, notamment dans l'audiovisuel.

 

Réponse d'E.MACRON : la défiance est double avec en plus un conflit des mémoires.

Il y a une partie de la France qui ne veut pas voir une partie de son passé et une autre partie qui est renvoyée à son identité et aux traumatismes de celle-ci.

Son objectif est de construire l'avenir de la France, mais avec toutes ses composantes, c'est ce qui l'a conduit à tenir des propos sur la colonisation qui ont pu choquer certaines personnes. Mais ces personnes ne veulent pas construire une nouvelle page, elles veulent enfermer les gens dans une identité. Tant que la France vivra ainsi, il y aura des problèmes en Outre-Mer et dans les quartiers.

L'histoire de la République ce n'est pas croire qu'il y a qu'une vérité française dans une part extrêmement réduite dans l'hexagone et que les autres n'ont qu'à s'y soumettre.

 

L'histoire de la République ce n'est pas cela, Emmanuel MACRON veut non seulement en faire la pédagogie, mais aussi porter cette vérité historique politiquement, mais aucunement pour ressasser le passé, être dans une approche victimaire ou encore de repentance.

Il précise qu'il faut reconnaître que l'histoire de la République et celle d'avant la République sont faites de pages sombres, de vrais crimes et en même temps de choses formidables. Tout cela justifie que l'on doit passer à une nouvelle étape.

 

Ni hégémonie, ni repentance, mais la construction d'un avenir commun, ce qui nécessite un discours et une politique décomplexés sur le sujet, mais également un travail mémorial sans tabou et assumé.

Il est donc nécessaire d'enseigner cette histoire et de l'inscrire dans les programmes scolaires, mais aussi d'effectuer un travail de réconciliation des mémoires, afin de reconnaître la part de notre histoire dans toutes ses composantes et permettre ainsi à chacun de se construire dans la République et d'y réussir.

 

Enfin, cela passe également par une vraie politique de représentation des ultra-marins au sein de la République, où la diversité sera reflétée dans les investitures législatives d'En Marche, mais aussi chez les entrepreneurs, l'audiovisuel et bien d'autres domaines encore.

Aussi quel que soit leur origine, leur couleur de peau ou leur histoire personnelle ou familiale, chacun doit pouvoir trouver des points d'identification ou des modèles qui l'aideront à se projeter et à réussir pour casser ainsi les préjugés et les plafonds de verre.

Le CSA doit promouvoir cette politique volontariste de représentation, car cela fait partie de cette réconciliation dont les français ont besoin.

Cela passe avant tout par une politique volontariste de lutte contre les discriminations sur le plan médiatique et promotionnel pour construire des modèles de représentation des ultra-marins dans lesquels ils peuvent se retrouver.

 

CAP Citoyens est en accord avec les propositions et la démarche de réconciliation d'Emmanuel MACRON qui s'inscrivent pleinement dans la nécessité d'un véritable plan Marshall pour l'Outre-Mer pour aller encore plus loin.

 

 

 

 

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