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12 Feb 2019

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Les Outre-Mer, encore sous le joug de l'esclavage ?

Le mouvement social de janvier 2009 contre la « profitation » et la vie chère, mené en Guadeloupe par le LKP a concerné également la Martinique, la Guyane, la Réunion et Mayotte, soit presque tous les Outre-Mer.

Cette crise sociale de grande ampleur a mis en exergue les dérives et les conséquences de cette nouvelle économie de consommation instaurée par la départementalisation de 1946 en Outre-Mer.

 

En effet, la situation a peu évolué, nous sommes passés d'une économie de plantation coloniale à une économie de consommation reposant essentiellement sur des importations de produits de consommation venant de l'Hexagone, des situations de monopole ou quasi monopole abusives et scandaleuses et une production locale quasi inexistante.

 

Autrement dit le système de « l'exclusif » qui régissait l'économie de plantation des colonies durant la période de l'esclavage perdure encore. Est-il nécessaire de rappeler que la colonisation en Outre-Mer était basée sur l'esclavage ?

Ce système de « l'exclusif » reposant sur des relations économiques fermées entre les colonies et la métropole prévoit que ce que la colonie produit doit être exporté vers la métropole et ce qu'elle importe doit venir de la métropole.

Dans ce système là, la balance commerciale des territoires d'Outre-Mer est déficitaire de façon structurelle.

 

Cela fait maintenant 70 ans que les territoires d'Outre-Mer sont bloqués dans un système néo-colonial et des statuts qui ne sont plus adaptés à leurs besoins et spécificités dans leur environnement géographique, alors que le monde autour d'eux, est en constante évolution.

Ce système néo-colonial qui régit les territoires d'Outre-Mer n'assure plus de bonnes conditions de vie à leur population et surtout ne permet pas de dégager des leviers pour leur développement et qui leur permettraient de trouver des solutions plus adaptées aux problèmes quotidiens des ultramarins : l'eau, le chômage, l'insécurité, le transport, la vie chère...

 

Cette économie de consommation ne défend pas l'intérêt général, mais plutôt des intérêts particuliers (de grandes familles, de grands groupes ou encore de groupes d'individus élus ou non) qui détiennent le plus souvent l'économie des territoires d'Outre-Mer, avec l'aval de l'Etat, via ses administrations (établissements publics, préfectures, ministères) et génère de façon récurrente, un déni de justice et de démocratie.

 

En outre, ce système néo-colonial engendre de la corruption et du clientélisme qui gangrènent la société et qui arrangent une minorité au détriment de la majorité qui souffre en silence.

Cette situation n'est plus acceptable et n'est plus supportable car elle manipule et prend en otage l'opinion publique, en jouant sur le registre de la peur, de la violence, des menaces, du chantage et de la division.

 

En conséquence, le ministère des Outre-Mer (anciennement ministère des colonies) est-il toujours pertinent dans sa configuration actuelle ? Répond-t-il encore aux attentes et aux besoins des territoires d'Outre-Mer ?

Si c'était le cas, aurait-il fallu une loi à l'égalité réelle des Outre-Mer, votée seulement en février 2017 alors que nous sommes censés être français depuis plus de 150 ans (soit, beaucoup plus longtemps que les français de l'Alsace et de la Lorraine) ?

 

Si c'était vraiment le cas, aurait-il fallu cette crise sociale et économique menée par le LKP, en Guadeloupe en 2009, puis dans les autres régions d'Outre-Mer ou encore celle qui vient de toucher la Guyane, pour se rendre compte réellement du retard de développement et des inégalités dans les territoires d'Outre-Mer ?

Il est donc tout à fait légitime de se poser des questions sur l'utilité et l'efficacité de ce ministère des Outre-Mer.

 

CAP Citoyens pense qu'il est vraiment temps d'en finir avec les vestiges de l'ère coloniale et de reconnaître enfin le rôle stratégique des territoires d'Outre-Mer pour la France et l'Europe ainsi que les richesses et ressources naturelles qu'ils apportent, afin de leur donner pleinement toute leur place au sein de la République.

 

En effet, les français venant des territoires d'Outre-Mer, sont-ils des français entièrement à part ou des français à part entière ?

Si nous sommes des français à part entière, il est donc nécessaire de passer du système d'assimilation et néo-colonial à un système octroyant plus d'autonomie aux régions d'Outre-Mer au sein de la République.

 

Ce changement de système passe donc par :

 

- L'élaboration d'un véritable projet de société adapté à chaque territoire d'Outre-Mer, à travers la mise en place des

  assises

- La promotion de la production locale, grâce au développement des filières de production et de services

  pourvoyeuses d'emploi

- L'expérimentation du revenu universel d'activité (voir avant-projet sur notre site internet : www.capcitoyens.com)

- L'évolution statutaire et institutionnelle des régions d'Outre-Mer, vers des régions autonomes

- La suppression du ministère des Outre-Mer

- La création d'un Gouvernement des Outre-Mer       

  Le gouvernement des Outre-Mer serait composé des ministres régionaux en charge des affaires des Outre-Mer.          Le gouvernement national serait composé du gouvernement hexagonal et du gouvernement des Outre-Mer, ces     

  derniers seraient composés respectivement des ministres régionaux en charge des affaires nationales, des ministres 

  régionaux en charge des affaires des Outre-Mer et des deux premiers ministres respectifs nommés par le Président  

  de la République.      

 

 

 

 

 

 

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