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12 Feb 2019

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Les régions d'Outre-Mer : vers une nécessaire modification de leur rapport à la France et à l'Union Européenne ?

Suite aux problématiques structurelles des régions d'Outre-Mer, évoquées, notamment dans nos précédentes publications : "Les Outre-Mer, encore sous le joug de l'esclavage?", "#expérimentationsOM : le ministère des Outre-Mer en question ?", "#experimentationsOM : le revenu universel d'activité une solution alternative au chômage ?", nous nous demandons légitimement si les régions d'Outre-Mer n'ont pas intérêt à modifier radicalement leur rapport à la France et à l'Union européenne, en envisageant, notamment un statut de région à autonomie élargie (qui garderait notamment les avantages des statuts des RUP et des PTOM). Cela suppose la suppression du ministère des Outre-Mer, des préfectures et Sous-préfectures (vestiges de l'ère coloniale)

 

Nous n'avons pas l'impression d'être entendu par l'Etat français, pire encore, ce silence laisse entrevoir un vrai mépris et un manque de considération pour nos territoires.

Nous en voulons pour preuve, la crise sociale de 2009, menée par le LKP en Guadeloupe qui s'est propagée dans les autres régions d'Outre-Mer, plus près de nous, la crise en Guyane et bientôt, à nouveau en Guadeloupe, l'UGTG le premier syndicat guadeloupéen prévoit dans les prochains jours, une grève générale qui va paralyser tout l'archipel guadeloupéen.

Or, la seule réponse du gouvernement français, à ces crises sont des grands-messes, telles que les états généraux en 2009 qui n'ont donné rien de concret, et aujourd'hui ce sont les assises des Outre-Mer.

Le ministère des Outre-Mer, nous assure pourtant que de réelles solutions seront dégagées, à l'issue de ces assises. Des ateliers thématiques citoyens devant aboutir sur un livre bleu Outre-Mer et la labellisation d'un certain nombre de projet.

Il faut le dire, ces assises n'emballent pas, même la collectivité de Saint-Pierre et Miquelon d'où est originaire Mme Annick GIRARDIN, la ministre des Outre-Mer ne voit pas l'intérêt de ces assises puisqu'ils ont déjà entrepris cette démarche.

Les régions d'Outre-Mer connaissent leur territoire et leurs problématiques, elles veulent simplement plus de marge de manœuvre et surtout des moyens pour faire avancer réellement leurs problématiques.

 

Sérieusement, le ministère des Outre-Mer pense vraiment régler les problèmes de l'Outre-Mer en labellisant simplement quelques projets. Foutaise, c'est simplement de l'enfumage, encore de l'enfumage !

 

Nous sommes arrivés à un point où nous ne pouvons plus accepter ce genre de mépris, car il  est plus que temps de comprendre la nécessité de prendre nos responsabilités si nous voulons vraiment améliorer les conditions et le niveau de vie dans nos territoires car personne ne le fera à notre place.

 

En premier lieu les élus locaux ne doivent plus utiliser aussi facilement la politique indigne du ventre (clientélisme/corruption/assistanat), mais doivent avoir de vraies ambitions pour nos territoires, en s'élevant notamment en compétence grâce à la formation. Il est nécessaire qu'ils aient enfin une vision qui nous permettra d'aboutir à un réel projet de société, nous permettant de nous projeter vers un statut de région autonome.

En deuxième lieu, les citoyens ne doivent plus cautionner cette politique du ventre et surtout ne doivent pas s'abstenir lors des élections, afin d'user de leur droit de vote, seul moyen démocratique de changer les choses et d'exprimer ce qu'ils souhaitent réellement, grâce au choix du meilleur projet politique qui permettra de changer leur réalité.

En troisième lieu, l'Etat français doit enfin prendre ses responsabilités en organisant les consultations nécessaires de la population sur la question de l'autonomie et sans manipulation de l'opinion publique d'où qu'elle vienne.

 

Entendons nous bien, l'autonomie n'est pas l'indépendance et cette autonomie est sur le devant de la scène actuellement avec la crise catalane qui réclame tout simplement l'indépendance estimant que son statut d'autonomie n'est pas assez élargi, notamment en matière d'autonomie fiscale. 

D'autres régions au sein de l'Union européenne réclament également un statut d'autonomie, par exemple, en Italie, la Vénétie et la Lombardie ou encore le cas particulier de l'Ecosse qui demande son indépendance, suite au brexit pour pouvoir rester au sein de l'Union européenne.

Rappelons également que la Nouvelle Calédonie doit se prononcer sur son indépendance, en 2018.

 

Tout ceci, nous amène à nous demander si le droit fondamental et supérieur des peuples à disposer d'eux-mêmes s'oppose forcément à l'unité nationale des états membres de l'Union européenne.

Pas forcément si nous nous plaçons dans une Europe fédérale régionalisée, où les régions auraient une autonomie élargie (intégrant une autonomie fiscale).

Cette solution garantirait la diversité culturelle et l'expression des identités régionales auxquelles sont attachés les citoyens européens, tout en maintenant l'unité nationale des états européens dans le cadre d'une Europe fédérale.

 

Concrètement, cela suppose nécessairement une modification radicale du rapport des régions d'Outre-Mer, à la France et à l'Union Européenne qui pourrait se matérialiser dans le cadre d'une région à autonomie élargie, de la manière suivante :

 

1°) Gouvernement régional/Gouvernement national/Gouvernement européen 

 

      Le gouvernement régional serait composé des ministres régionaux.

      Le gouvernement national serait composé du gouvernement hexagonal et du gouvernement des Outre-

      Mer, ces derniers seraient composés respectivement des ministres régionaux en charge des affaires

      nationales, des ministres régionaux en charge des affaires des Outre-Mer et des deux premiers ministres

      respectifs nommés par le Président de la République.

      Le gouvernement européen serait composé des 1er ministres des états membres (y compris le 1er

      ministre du gouvernement des Outre-Mer) et des ministres régionaux en charge des affaires

      européennes et du Président de l'Union Européenne.

 

2°) Parlement régional/Parlement national/Parlement européen

 

     Le parlement régional serait composé des députés et sénateurs (les suppléants), le parlement national

     serait composé des députés et sénateurs (les titulaires) et le parlement européens des députés

     européens.

 

Pour plus d'informations sur ce nouveau statut de région autonome, voir notre tableau explicatif ci-dessous.

 

La balle est à présent dans le camp de la France, de l'Union européenne et des élus locaux, mais également de tous les citoyens.

 

Téléchargez ici le tableau explicatif du statut de région autonome

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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