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12 Feb 2019

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La chasse aux activistes est lancée : au pays des droits de l'homme, la censure est reine !

CAP Citoyens s'interroge sur plusieurs limogeages qui ont été orchestrés en l'espace de quelques jours par le gouvernement français, au détriment de Rokhaya DIALLO et de Kako NUBUKPO, sous prétexte d'un besoin de sérénité pour l'une et d'un devoir de réserve pour l'autre.

 

Cette série de limogeages a commencé avec Kako NUBUKPO, économiste et ancien ministre de la prospective du Togo et connu notamment pour ses positions anti-franc CFA, il avait récemment jugé les propos du Président Emmanuel MACRON, lors de sa tournée en Afrique de l'Ouest "déshonorants pour les dirigeants africains". Ce dernier ayant déclaré devant des étudiants Burkinabè que le Franc CFA était un "non sujet pour la France", 

Kako NUBUKPO a été limogé début décembre du poste qu'il occupait, au sein de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) en tant que directeur de la francophonie économique et numérique,

la secrétaire générale de l'OIF, Michaëlle JEAN ayant déclaré qu'il avait manqué à son devoir de réserve.

 

Puis vint le tour de Rokhaya DIALLO, journaliste militante féministe et anti-raciste, connue pour ses positions contre le racisme et l'islamophobie, elle dénonce régulièrement le "racisme d'Etat".

Elle avait été nommée au Conseil national du Numérique le 11 décembre dernier, mais après deux jours de polémiques (venant de plusieurs personnes qui contestaient sa nomination), elle s'est vue limoger de son poste, le secrétaire d'Etat au numérique, Mounir MAHJOUBI estimant que le Conseil National du Numérique avait besoin de "sérénité".

 

Tout ceci nous interpelle vraiment, car que penser des récents propos du Président Emmanuel MACRON, sur son ministre de la transition écologique, Nicolas HULOT pour lequel, il a vanté les mérites :

"Nicolas HULOT, il a son tempérament : c'est un engagé. (...) Il a été un grand reporter de la cause écologique, ensuite il  a été un activiste, il a créé une fondation (...)".

Il ajoute "Je connais Nicolas HULOT depuis plusieurs années. Moi je souhaite très profondément qu'il reste et qu'il agisse".

Autrement dit, malgré ses anciennes positions, en tant qu'activiste notamment, Emmanuel MACRON est satisfait de son ministre, il souhaite que Nicolas HULOT reste au sein de son gouvernement et qu'il agisse.

Il confirme ses propos en disant : "(...). Moi, j'ai besoin de gens qui vivent dans le creux de leur ventre la nécessité de changer, de prendre des décisions, d'aller les expliquer et de faire. Je ne veux pas des gens qui soient assis et contents d'être ministres. Je veux des gens qui agissent".

 

Le décalage entre les paroles et les actes d'Emmanuel MACRON est évident : Faites ce que je dis et non pas ce que je fais. C'est clair, il y a deux poids et deux mesures, dans ces différentes situations et donc des différences de traitement flagrantes.

 

D'autant plus inquiétant que nous observons une montée de l'extrême droite en Europe et plus précisément, en Allemagne avec le parti AFD, au Pays-Bas avec le parti PVV, au Danemark avec le parti DF, en Hongrie avec le parti Jobbik, au Royaume-Uni avec le parti UKIP, en Autriche avec la coalition qui est maintenant au pouvoir entre les partis ÖVP (centre droit) et  FPÖ (extrême droite) et en France avec le parti FN. La Suède qui était jusqu'à présent épargnée, semble emboîter le pas également.

 

Cette radicalisation, vers l'extrême droite se confirme en France, avec la récente élection de Laurent WAUQUIEZ à la tête du parti de droite LR et de sa première Vice-Présidente, Virginie CALMELS, dont nous connaissons les positions sur la colonisation et l'esclavage.

Mais également avec cette série de limogeages envers des personnalités d'origine africaine, nous rappelons que Rokhaya DIALLO a été distinguée du Prix de la lutte contre le racisme et la discrimination qui lui a été remis par le Conseil pour la Justice, l'Egalité et la Paix, en 2012.

 

Nous saluons et soutenons le combat de Rokhaya DIALLO et dénonçons l'injustice dont elle fait l'objet ainsi que Kako NUBUKPO, nous dénonçons avec force ce racisme et néocolonialisme d'Etat évidents.

 

Nous avons même entendu des personnes s'insurger en osant dire que Rokhaya DIALLO ne devrait pas mordre la main qui la nourrit.

Nous nous offusquons également face à tant d'hypocrisie et d'inculture car ces personnes devraient se renseigner avant de dire de telles absurdités, car il n'est plus à démontrer que c'est l'Afrique qui nourrit l'Europe et non le contraire et ceci au détriment de sa propre population.

 

Il est grand temps, voire même urgent que la France et l'Europe assument leur passé colonial et ne doivent plus se voiler la face, en remettant notamment en cause tous ces vestiges de l'ère coloniale qui n'ont plus lieu d'être au XXIème siècle.

La voie du racisme, de l'oppression et de la radicalisation vers l'extrême droite n'est pas la solution, bien au contraire.

Nous les exhortons à emprunter la voie de la solution des 7 "R" que nous préconisons dans notre publication "Traite négrière et Esclavage : l'histoire recommence ou continue ?"

 

 

 

 

Cliquez sur le lien pour lire l'article du "Sud Ouest" sur le limogeage de Rokhaya Diallo 

 

Cliquez sur le lien pour lire l'article de "Challenges" sur le limogeage de Kako Nubukpo

 

Cliquez sur le lien pour lire l'article de "20 minutes" sur Nicolas Hulot et Emmanuel Macron

 

 

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